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Des délais catastrophique

Carmen Fréchette -- le 6 mar. 2008

Et voici la malheureuse histoire d'un autre accidenté qui se fait niaiser par la SAAQ avec la bénédiction du gouvernement...

copie conforme de : http://www2.canoe.com/infos/societe/archives/2006/08/20060806-062201.html

EXCLUSIF


Il a une vie de chien à cause de la SAAQ
Charles Poulin
06/08/2006 06h22

Claude Gagné n’en peut tout simplement plus. Victime il y a quatre ans d’un grave accident d’automobile qui l’a laissé inapte au travail et dépendant d’une aide extérieure 24 heures sur 24, il n’a toujours pas reçu les sommes qui lui sont dues par la SAAQ, qu’il accuse de faire traîner les choses.


La vie de ce résidant de Victoriaville, âgé de 55 ans, a basculé le 19 juin 2002. Alors qu’il roulait sur le boulevard Labbé, un automobiliste a traversé les quatre voies pour percuter de plein fouet le véhicule M. Gagné.

Depuis, il souffre du syndrome de Ménière. Cinq ou six fois par semaine, il est victime de drop attacks, des vertiges qui lui font perdre l’équilibre et chuter durement, face première, au sol. Une crise de vomissement suit, et M. Gagné demeure conscient en tout temps. M. Gagné tombe tellement souvent que ses blessures au visage n’ont même pas le temps de cicatriser.

Il souffre aussi de surdité à l’oreille gauche et a dû subir 15 traitements de canal pour refaire sa dentition à la suite de l’accident.

Cette condition pèse lourdement sur le moral de Claude Gagné, qui doit s’en remettre à sa conjointe Diane Richer pour s’occuper de lui 24 heures sur 24, 365 jours par an. Il se déplace en fauteuil roulant adapté pour éviter de tomber trop souvent.

«Tu marches et sans t’en rendre compte, les jambes te coupent et tu tombes en pleine face, soupire-t-il tout en retenant ses sanglots. Je dors dans mon Lazy-boy depuis deux ans parce que je vomis tout le temps dans mon lit. Je trouve difficile de me présenter devant les gens.

« C’est une vie de chien que je n’accepte pas », laisse-t-il tomber.

Compensations insuffisantes

La SAAQ a reconnu que Claude Gagné était inapte à tout emploi et lui verse une partie du salaire qu’il récoltait à l’époque comme assembleur de boîtes de cercueil chez Cercueils Victoriaville.

Mais la SAAQ ne lui a versé aucune somme pour l’atteinte permanente due à l’accident. Son avocat, Marc Bellemare, soutient que les montants reçus pour l’aide personnelle et l’assistance médicale sont dérisoires.

«Avec son incapacité permanente évaluée à 60 %, c’est au moins 120 000 $ que la SAAQ lui doit, calcule-t-il. Et comme sa femme s’occupe de lui en permanence, ils devraient également obtenir une allocation d’aide de 719 $ par semaine, mais n’en reçoivent que 281 $.»

Avant l’entrée en scène de Me Bellemare, en janvier, ce montant n’était que de 207 $.

L’avocat accuse la SAAQ d’étirer les choses pour rien. «Ça fait déjà six décisions que la SAAQ rend pour l’allocation d’aide à domicile depuis janvier, soumet-il. Et au moins vingt depuis le début. C’est de l’abus de pouvoir et du harcèlement.»

«Là, ils viennent de décider, en juin, que M. Gagné avait droit à des remboursements pour ses services psychologiques, ajoute-t-il. Même s’ils lui disent qu’il a droit au remboursement, ils ne lui ont payé que neuf traitements entre novembre 2003 et février 2004», ironise Me Bellemare.


« Le pire cas que j'ai vu»

L’avocat de Claude Gagné, l’ancien ministre de la Justice du Québec, Marc Bellemare, ne passe pas par quatre chemins. Il affirme que l’attitude de la SAAQ envers son client est «dégueulasse».

«En 27 ans de pratique, c’est un des pires cas que j’ai vus, s’exclame-t-il. On peut toujours comprendre qu’il y ait des délais dans un cas comme celui-là parce que certaines choses prennent du temps à évaluer. Mais quatre ans de délai, ça va contre l’entendement.»

Me Bellemare estime que la situation de Claude Gagné est extrêmement critique et que c’est un S.O.S. qu’il lance en s’adressant aux médias.

Finances précaires

Pendant ce temps, M. Gagné s’endette pour recevoir ce qui lui est dû.

«Il doit tout payer de sa poche, indique Me Bellemare. Pour vous donner un exemple, la SAAQ demande à M. Gagné de monter à Québec pour une évaluation obligatoire, mais refuse de payer le lunch de sa conjointe. Ils doivent lui payer une allocation de disponibilité car mon client ne peut y aller seul. C’est la SAAQ qui lui a pourtant enlevé son permis de conduire…»

Claude Gagné a également déboursé 12 000 $ en frais juridiques avant l’entrée en scène de Marc Bellemare, en janvier 2006.

«Les seuls cas lourds qui réussissent à être pleinement indemnisés sont ceux qui font l’objet de combats épiques interminables avec la SAAQ», laisse-t-il tomber.

Invité à contester

Si le montant d’argent alloué par la SAAQ ne satisfait pas Claude Gagné, il peut toujours le contester, réplique le cabinet du ministre des Transports.

Le directeur de cabinet adjoint du ministre Michel Després, Stéphane Dallaire, explique que la SAAQ doit rendre une décision dans les 90 jours depuis 2004.

Faux ce n'est que depuis le mois de juillet 2006 que la SAAQ prétend qu'elle ne fera plus attendre interminablement les accidentés, par ses niaisages multiples DONC depuis juillet 2006 la SAAQ pourra donc dire que ce n'est pas de sa faute que les délais sont imputable au TAQ qui sera évidemment encore plus surchargé.. C'est ce que désire le gouvernement puisqu'il approuve ses "lois et règlements" !--

«Si M. Gagné n’est pas satisfait des montants accordés, il a toujours la possibilité d’aller en appel de la décision dans les 60 jours», affirme-t-il.

 

M. Dallaire refuse toutefois de commenter ce qui a été accordé à M. Gagné depuis son accident, en 2002, tout comme ce qu’il croit lui être dû.

«Il existe de nombreux critères pour évaluer le montant que doivent recevoir les accidentés, explique-t-il. Il n’existe pas un cas pareil quand on aborde le montant des dommages pour les séquelles physiques et psychologiques.»

Délais

Même si le cas n’est pas réglé à la satisfaction de Claude Gagné, plus de quatre ans après le terrible accident, M. Dallaire estime que la SAAQ semble avoir suivi les règles.

et les employés se sont surement accordés de nombreux bonus au "rendement!"

«Si l’accident a eu lieu en 2002, la SAAQ a terminé son analyse des faits, indique-t-il. Quant à l’indemnisation monétaire, il se peut qu’elle ne soit pas au goût de M. Gagné.»

 


 

 

Carmen Fréchette -- le 6 mar. 2008